Just a perfect day.

Dresden, je t'aime.

© Dresden, je t’aime.

Pour un samedi matin réussi :

Prenez un beau et grand soleil de printemps,

faites l’impasse sur la douche, enfilez votre plus beau jogging, vos Converses.

Habillez votre bébé (n’importe comment fera l’affaire),

jetez un dernier regard sur le bordel de votre appartement, souriez-lui et claquez la porte.

Assurez-vous (même s’il est déjà trop tard) de ne pas avoir oublié vos clés et le bébé (sait-on jamais).

En sortant de chez vous, saluez vos « potes » (les piliers du bar d’à coté) puis attendez patiemment (ou pas) que l’Ampelmann passe au vert.

Prenez la rue en face, « obliquez » légèrement à droite. En chemin, vous découvrirez certainement un nouveau graff, une nouvelle Givebox

Ne manquez pas de vous arrêter dans LA frenchy pâtisserie du quartier où vous attendrons pains au chocolat, croissants et autres viennoiseries dignes de très bonnes boulangeries françaises (si vous tendez l’oreille vous entendrez même la vendeuse vous lancer des charmants contractuels petits « voilà », « merci », « au revoir ».)

Commandez – vous ensuite un bon expresso au comptoir du Tub Espressobar, un café-mobile qui fait halte chaque semaine au marché local.

Enfin, jetez-vous négligemment dans l’herbe verte d’un grand parc et fermez les yeux. Sentez-vous cet air frais qui parcourt votre visage ? Entendez-vous celui-ci…

🎶 Just a perfect day
Drink Sangria (or coffee) in the park 
[…] Oh it’s such a perfect day
I’m glad I spent it with you 🎶

Et votre samedi matin réussi, à quoi ressemble t’il ?

Givebox.

© Dresden, je t'aime.

© Dresden, je t’aime.

A Dresde, le week-end venu, il n’est pas rare de voir fleurir des petits cartons dans les rues de la Neustadt.

On y trouve des livres, des vêtements, des jouets, des chaussures et toutes sortes de choses qui attendent fiévreusement une seconde vie, un nouveau foyer. Car ici, plutôt que de jeter, on met tout dans un carton, on écrit dessus « à emporter » et on le dépose devant chez soi.

Si vous passez devant, vous pouvez donc vous servir librement pas comme moi qui ai toujours la peur idiote d’être prise la main…dans le carton !

Même si le principe du don est la gratuité une petite participation peut être demandée. Mais cela reste rare.

Parfois aussi, plus que des cartons, ce sont des étagères communes où l’on dépose ses objets.

J’avoue avoir souri récemment en découvrant ce projet de « Givebox » à Lyon. Il s’agit d’une étagère conçue par un designer et un graphiste permettant aux habitants du quartier où elle est installée de se donner ou de troquer des objets. Les plans sont même mis à disposition pour celui ou celle qui voudrait en construire une pour son quartier. Seul bémol : une autorisation de la mairie d’arrondissement est nécessaire et son installation est temporaire. Comme dit mon +1; il est fort à parier que les gens finiront par s’en servir de…décharge ! L’expérience le dira !

En attendant, amis de la Neustadt…à vos cartons !

So fifties !

Dresden, je t'aime.

© Dresden, je t’aime.

Mercredi dernier je testais enfin le Miss Fein Café, un salon de thé aux allures de diner américain. C’est dans un décor des années 50 et sur fond de Rockabilly que Juliane Weber (aka Miss Fein à gauche sur la photo) propose ses cupcakes et pâtisseries américaines.

Elle tient le nom de son café et son look ?! de Miss Fine, le premier rôle de la série The Nanny (Une nounou d’enfer). Une chance qu’elle n’ait pas choisi …Grand-mère Yetta !

Sur la carte vous trouverez boissons & gâteaux aux noms très fifties tels que Heißen Elvis, Pin Up Drink ou encore Marilyn Cupcake et des adaptations « à l’allemande » de classiques US. Dans le Float Coke – initialement une boule de glace à la vanille déposée dans un verre de coca beurk – le coca est par exemple remplacé par de la Himbeer Brause (limonade).

J’ai pour ma part jeté mon dévolu sur un cupcake vanille/liqueur d’œuf (diabétique s’abstenir !). Le mercredi une formule propose un café & et un cupcake pour 3, 80 euros (il y a pour chaque jour de la semaine une offre spécifique).

Avant d’ouvrir son café en 2012, Juliane (dont le petit nom est « Julie » …certainement une chic fille) a démarré en 2009 une activité de catering cupcakes, le premier à Dresde. Elle propose toute sorte de prestations (bars à bonbons, buffets vintages, ateliers de pâtisseries végetariennes) et même la location de son Candymobil, un Piaggio Ape !

Voilà, voilà !

Miss Fein Café
Alaunstraße 1
01099 Dresden

!! Désolée de vous apprendre que le café a depuis fermé ses portes !!

Wroclove.

© Dresden, je t'aime.

© Dresden, je t’aime.

Le week-end dernier nous quittions Dresde pour découvrir Wroclaw en Pologne. Wroclove est le petit nom donné à la ville par ses amoureux…Elle sera Capitale européenne de la culture en 2016 avec la ville de Saint-Sébastien en Espagne.

En ce week-end pascal, même si la plupart des musées étaient fermés, nous avons pleinement profité de la ville grâce aux Free Walking Tour. Ce sont des visites aux modalités simplifiées : pas d’inscription préalable & pas de prix imposé. C’est vous qui décidez ! On a pas dit de partir sans payer… Elles sont proposées en allemand ou en anglais par des étudiants formés et diplômés au métier de guide en parallèle de leurs études. Pour notre part nous avions choisi un tour dans la vieille ville et un second sur le thème du street-art.

A Wroclaw, le départ se prend au pied de la statue Aleksander Fredo sur le célèbre Rynek.

© Dresden, je t'aime.

Rynek © Dresden, je t’aime.

Au cours de notre promenade, nous avons découvert la tradition du panier pascal. En effet, en Pologne la tradition catholique veut que l’on se rende à l’église faire bénir un panier garni de nourriture symbolique le samedi précédent la Résurrection. A voir le nombre de famille święconka en main, nous avons compris que Pâques était ici une fête très importante.

Le dimanche, c’est l’œuvre de l’artiste Get Stankiewicz (1942-2011) qui a retenu notre attention. Avec Do it yourself / Zrób to sam (1976), Stankiewicz propose ici un crucifix à monter soi même. Quoi, après tout, le DIY c’est très tendance, non ?! Qu’on la trouve irrévérencieuse ou non, cette sculpture dont l’original est conservé au musée de Wrocław est loin de laisser indifférente !

Dresden, je t'aime.

Do it yourself / Zrób to sam, Stankiewicz © Nicolas Brouilly.

Enfin oui je sais mon billet est paresseux… si vous avez l’occasion, je vous conseille également un petit détour par le jardin japonais & la Halle du centenaire, classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

Vous avez dit…Asisi ?

Dresden, je t'aime.

Dresden, je t’aime.

Dresde a ses incontournables. Et les panoramas d’Asisi en font partie.

Pour les voir, il suffit de se rendre dans le quartier de Seidnitz/Dobritz où l’artiste a investi un ancien gazomètre. De forme circulaire ce réservoir servait autrefois à stocker du gaz produit en usine.

Les œuvres d’Asisi sont des fresques réalisées à 360° degrés. Elles rappellent de grandes heures de l’histoire ou proposent une immersion au cœur de paysages vertigineux. Elles sont le fruit d’un important travail de documentation associé à des pratiques artistiques telles la peinture, la photographie numérique et le dessin.

Chaque nouvelle exposition de l’artiste est un événement. En témoigne le succès de Dresden 1945. Tragédie et espoir d’une ville européenne réalisée en collaboration avec le Musée d’histoire militaire de Dresde. Quoi de plus naturels pour les Dresdois que de s’intéresser à l’histoire de leur ville ; une ville meurtrie, sacrifiée un soir de février 1945. L’occasion de rappeler que d’autres villes allemandes et européennes ont subi le même sort.

Sur une immense toile, la ville – tout du moins ce qu’il en reste – est tour à tour montrée de jour et de nuit. Une nuit à laquelle Asisi restitue toute son angoisse à travers un jeu de lumières et de sons du compositeur belge Eric Babak. Le travail de reconstitution est extrêmement précis et propose différentes lectures selon que l’on observe de plein pied ou depuis les différents étages de la plateforme panoramique.

Vous remarquerez peut-être ces deux perroquets qui survolent le champ de ruine. D’où viennent-il ? C’est cette question que j’ai posé sur mon compte twitter. La réponse qui m’a été indiquée se trouve dans cet article. Avec ces oiseaux, Asisi rappelle que le Zoo de Dresde est lui aussi tombé sous les bombes et que peu d’animaux ont survécu. La légende raconte que des lions, des zèbres et des girafes ont été aperçus errant dans la ville après les bombardements.

© Dresden, je t'aime.

© Dresden, je t’aime.

L’exposition s’achève sur un film dans lequel hommes et femmes racontent pour certains leur enfance dans les décombres, pour d’autres leurs efforts pour reconstruire leur ville. Le concept d’urbanisme d’après-guerre est également remis en cause dans ce document.

Si vous vivez en France et que ces panoramas vous intéressent, sachez que le Panorama XXL, ouvert en décembre 2014 à Rouen, est le seul lieu culturel à exposer en France les œuvres spectaculaires de Yadegar Asisi. En Allemagne c’est à Leipzig, Berlin et Pforzheim que vous pourrez les voir.

Dresden 1945 : Tragik und Hoffnung einer europäischen Stadt.
Jusqu’au 31 mai 2015
Panometer Dresden
Gasanstaltstraße 8b, 01237 Dresden

Ceci n’est pas du ready-made !

Dresden, je t'aime.

© Dresden, je t’aime.

Mesdames,

Il est temps de révéler la Dresdoise qui est en vous ! Car oui, aujourd’hui je vous invite à confectionner votre premier Eierschecke (prononcez comme vous pourrez !).

Plus qu’un gâteau, l’Eierschecke est à mes yeux le rite de passage de la bonne Dresdoise (j’exagère bien sûr) et surtout la spécialité régionale incontournable. On en trouve dans la plupart des boulangeries et des restaurants traditionnels. Mais la qualité n’est pas toujours au rendez-vous. Alors, rien ne vaut une version maison !

Il y a quelques semaines, Céline du blog Je papote me contactait dans le cadre d’un blogtrip (comprenez un voyage rapporté sur un blog) à Dresde. Elle avait en effet été invitée par l’office de tourisme de la ville de Dresde et la Centrale allemande pour le tourisme dans le cadre d’une campagne marketing à destination d’une vingtaine de blogueurs-voyage venus du monde entier.

Céline avait envie d’échanger mais aussi de cuisiner « local ». L’occasion était donc tout trouvée. C’est donc chez moi que nous avons réalisé en compagnie de la belle et pétillante Hoa du blog Foodies & Bubble Gum Therapy notre premier Eierschecke.

Vous trouverez plus bas la recette que je me suis essayée à traduire. Nous, nous l’avons faite « à la dure » (entendez en allemand) en suivant cette vidéo étape par étape.

C’est un gâteau qui n’est techniquement pas compliqué à réaliser mais qui demande du temps en raison des 3 couches qui le composent : un fond de tarte, une préparation au fromage quark* et une préparation aux œufs. Nous nous en sommes sorties honorablement même si la cuisson s’est avérée un peu laborieuse.

L’origine du nom Eierschecke remonterait au 14ème siècle et ferait référence à un vêtement masculin (en allemand ce vêtement est appelé « Leibrock » soit « ephod » en français), qui, porté avec une ceinture pour marquer la taille donnait à voir 3 parties (supérieure, ceinture, inférieure) comme les 3 couches de l’Eierschecke. Non ces explications ne sont pas du tout fumeuses…

Vous verrez que ce gâteau est plus léger en bouche qu’il ne parait sur sur le papier !

C’est à vous !


La recette :

  • 1ère couche : le fond de tarte
    Ingrédients : 150 g de farine / 50 g de beurre / 75 g de sucre / 1 œuf / 1/2 paquet de levure / 1 pincée de sel
    Préparation : Mélangez tous les ingrédients au batteur électrique (utilisez les fouets à pétrir) jusqu’à l’obtention d’une pâte bien ferme. Étalez-la dans un moule (utilisez de préférence un moule à manqué à fond amovible) préalablement beurré, en répartissant par petites pressions depuis le centre. Formez une petite bordure sur les côtés.
  • 2ème couche : la préparation au fromage Quark
    Ingrédients :  750 g de fromage Quark / la moitié d’un pudding vanille préalablement préparé et refroidi**/ 150 g de sucre en poudre / 1 jaune d’œuf / 2 cuillères à soupe de Maïzena / 1 pincée de sel / le jus d’un demi citron
    Préparation : Mélangez tous les ingrédients au batteur électrique (env. 2 min) jusqu’à l’obtention d’une préparation crémeuse. Ajoutez des raisins de Corinthe si le cœur vous en dit et étalez la préparation de manière homogène sur le fond de tarte.
  • 3ème couche : la préparation aux œufs
    Ingrédients : 125 g de beurre / l’autre moitié du pudding vanille /100 g de sucre glace / 3 jaunes d’œufs / 2 cuillères à soupe de Maïzena / 1 cuillère à soupe de sucre vanillé.
    Préparation : Mélangez tous les ingrédients au batteur électrique (env. 2 min) jusqu’à l’obtention d’une texture crémeuse. Montez 4 blancs d’œufs en neige bien fermes. Les incorporer à la préparation et verser le tout sur les deux précédentes couches.

Temps de cuisson : env . 90 Min à 170°C Temps de préparation : env. 60 Min. / Niveau de difficulté : moyen / Valeurs nutritionnelles pour 100 g: 368 kcal / 1616.10 kJ


* Le quark est un fromage frais à mi-chemin entre le fromage flanc et le fromage. Il se distingue par sa texture dense et un peu granuleuse.
** Utilisez une préparation en poudre de ce type.

Logique de la pluie.

Dresden, je t'aime.

© Dresden, je t’aime.

Logique de la pluie est le titre de l’exposition présentée au Palais Japonais* jusqu’au 22 mars 2015.

Une exposition-événement puisqu’elle révèle l’existence d’un trésor de l’artisanat japonais retrouvé dans les réserves du Musée des Arts décoratifs de Dresde (Château de Pillnitz).

Agé de 125 ans ce trésor est constitué de 15 000 Katagami, des pochoirs de papier utilisés pour l’impression des motifs lors de la teinture des kimonos et des étoffes..

Les « Katagami » sont composés de 4 à 6 feuilles de papier issu d’écorces de mûriers collées les unes aux autres avec du jus de kaki fermenté. L’assemblage ainsi obtenu est ensuite minutieusement découpé à la main afin de faire naître les motifs qui seront imprimés sur les textiles.

Je vous propose de découvrir une démonstration de teinture au Katagami en suivant ce lien.

L’exposition présente pour la première fois une sélection de 140 Katagami autour d’un thème commun : les représentations de la pluie.

Pour faire un tour dans l’exposition, c’est ici.

Die Logik des Regens. (Logique de la pluie.)
Prolongée jusqu’au 22 mars 2015
Japanisches Palais, Dresde.

* Le Palais Japonnais appartient aux Collections Nationales de Dresde (Staatliche Kunstsammlungen Dresden) et abrite le musée d’ethnologie de Dresde.

Veni, vidi, vici.

Dresden, je t'aime.

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Cher lecteur,

Si comme moi tu as la bonne mauvaise idée d’amener ton enfant à l’exposition consacrée au duo de peintres romantiques Caspar David Friedrich et Johan Christian Dahl (norvégien) à l’Albertinum* de Dresde, il est possible que dix euros et dix minutes plus tard tu aies à quitter précipitamment les lieux. Car oui, ton enfant se sera certainement amusé à rompre le silence de la salle, un peu trop pesant à son goût.

Tu seras alors frustré de n’avoir pu mieux profiter de ces peintures et dessins (forêts, lacs, montagnes, clairs de lune, etc.) qui rendent un vibrant hommage aux beautés de la nature.

Tu auras appris à la va-vite que les deux peintres (Caspar David Friedrich et Johan Christian Dahl donc) s’étaient rencontrés à Dresde où ils avaient vécu et travaillé vingt années dans un atelier commun devenu lieu d’émergence de peintres romantiques. Et c’est tout.

Tu seras venu, tu auras vu mais c’est ton enfant qui aura…vaincu.

Dahl und Friedrich. Romantische Landschaften (Paysages romantiques)
Jusqu’au 3 mai 2015
Albertinum, Dresde. En partenariat avec le Musée national d’Oslo.

* Galerie des Maîtres Modernes appartenant aux Collections Nationales de Dresde (Staatliche Kunstsammlungen Dresden) et présentant des œuvres de l’époque du romantisme allemand à nos jours.


Lieber Leser,

Wenn du wie ich, die gute schlechte Idee hast, dein Kind zu der „Dahl und Friedrich“ Ausstellung im Albertinum* mitzunehmen, ist es möglich, dass 10 Euros und 10 Minuten später du das Museum rasch verlassen musst. Denn dein Kind wird ja wahrscheinlich viel Spaß gehabt haben, die Stille des Raumes zu unterbrechen.

Du wirst dann frustriert sein, diese Gemälde und Zeichnungen (Wälder, Seen, Berge, Mondlicht, usw.), die eine Hommage an die Schönheit der Natur würdigen, nicht genug genossen zu haben.

Du wirst schnell erfahren haben, dass die beiden Maler in Dresden sich kennengelernt haben, wo sie zwanzig Jahre lang in einer gemeinsamen Werkstatt gelebt und gearbeitet haben, die später zu einem Zentrum für die Entwicklung der romantischen Landschaftsmalerei werden wird. Und das war’s.

Du wirst gekommen sein, du wirst gesehen haben, aber dein Kind wird besiegt haben.

Dahl und Friedrich. Romantische Landschaften
Bis 3. Mai 2015
Albertinum in Dresden. Eine Ausstellung des Nasjonalmuseet, Norwegen und der Staatlichen Kunstsammlungen Dresden

* Galerie Neue Meister. Kunst von der Romantik bis zur Gegenwart.

Mon « spot ».

Dresden, je t'aime.

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Mon « spot », c’est le Kalter Hund (littéralement « chien froid ») un petit salon de thé cosy situé au cœur de la Neustadt. Merci à Pauline qui me l’a fait découvrir !

Vous y trouverez une déco raffinée (pompons de soie, fleurs fraîches, tons pastels…), du bois brut, lasuré, une lumière délicate, et surtout des pâtisseries à se damner. Stefan, le chien de la maison, ne manquera pas de venir vous saluer.

Ce salon de thé tient son nom d’un gâteau populaire à l’ Est du temps des deux Allemagne. Populaire, car en ces temps de pénurie, il nécessitait seulement deux ingrédients : des petits beurres et du chocolat fondu. Du chocolat noir pour les puristes, d’autres parfums pour les plus fantaisistes. Le tout placé ensuite au réfrigérateur.

Son nom « chien froid » (ou parfois « museau froid ») viendrait du fait que tout juste sorti du frigo, la surface du gâteau rappelle la truffe humide du chien. Le café en a fait sa spécialité et en propose différentes adaptations.

Je ne résiste d ailleurs pas à vous montrer cette version où petits beurres ont été associés à un fondant à la rose.

Kalter Hund Kaffee und Kuchen

Louisenstraße 61, 01099 Dresden


Der „Kalter Hund“ ist mein Lieblingscafe. Es befindet sich im Herzen von Neustadt. Ich bedanke mich bei meiner Freundin Pauline für diese tolle Entdeckung.

Sie werden dort ein raffiniertes Dekor (Pompoms aus Seidenpapier, frische Blumen, Pastelltönen) Rohholz, Lasur, zartes Licht und vor allem leckere Backwaren finden. Stefan, der Hund des Hauses, wird Sie sicher begrüßen.

Seine Name, „Kalter Hund“ kommt aus  einem beliebten Kuchen aus der DDR -Zeit.  Er war einfach zu backen in einer Zeit, wo Vieles nicht vorhanden war . Er benötigt  nur zwei Zutaten : Butterkeksen  und geschmolzene Schokolade (dunkle Schokolade für Puristen). Alles wird dann in den Kühlschrank gestellt. Der Name « Kalter Hund » (manchmal auch  » Kalte Schnauze « ), kommt aus der Oberfläche des Kuchens, die an die nasse Schnauze des Hundes erinnert.

Dieser  Kuchen ist die Spezialität des Cafés geworden. Es bietet verschiedene Sorten an,zum Beispiel diese, mit Butterkeksen und Rosenblüte Fondant.

Kaffee und Kuchen Kalter Hund
Louisenstraße 61, 01099 Dresden

Pelléas & Mélisande.

 Dresden, je t'aime.

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Il y a 15 jours, notre voisin, pianiste dans l’une des plus anciennes et prestigieuses formations européennes* (mais cela ne l’empêche pas de descendre ses poubelles), nous invitait au Semperoper pour une représentation de Pelléas et Mélisande.

Pelléas et Mélisande, c’est un opéra de Debussy sur un texte de Maeterlinck (écrivain belge) qui se déroule en 5 actes. C’est l’histoire d’un amour impossible…Pour la faire courte, Mélisande tombe amoureuse de Pelléas, son beau-frère. Golaud, le mari trompé découvre tout, tue Pelléas et Mélisande se meurt de chagrin.

Il nous aura fallu plus d’un an et notre rencontre avec Chris (le voisin-pianiste) pour oser franchir les portes de ce temple dédié à l’opéra et enfin faire partie des heureux spectateurs. Hasard du calendrier ou non, le chef d’orchestre était ce soir là un lyonnais (Marc Soustrot, invité pour l’occasion).

L’histoire du Semperoper est intimement liée à celle de la ville. Construit par Gottfried Semper entre 1838 et 1841, il a été détruit lors des bombardements du 13 février 1945. Ce n’est que 40 ans plus tard que les Dresdois ont retrouvé leur institution. Si vous avez l’occasion, n’hésitez pas à participer aux visites commentées qui sont régulièrement proposées.

* la Staatskapelle, orchestre du Semperoper dirigé par Christian Thielemann.