“Si ton sein est bouché, c’est que ton âme est bouchée” (être une mère française en Allemagne)

© Dresden, je t'aime.

© Dresden, je t’aime.

Etre une mère française en Allemagne ce n’est pas compliqué. C’est juste « bizarre ». Un « bizarre » qui fait rire autant qu’il désespère.

Ce billet fait suite à la lecture d’un article sur les mères allemandes récemment publié dans le magazine Causette (extraits). Plus que du fait d’être mère au foyer, le papier parle de la dévotion de ces mères et de croyances très fortes sur des thèmes tels que l’allaitement ou le recours à la péridurale.

L’Abécédaire que je vous propose ici est tiré de ma propre expérience & des échanges que j’ai eu avec une autre mère française vivant à Dresde.

A
Allaitement : Souhaitez-vous vraiment avoir à faire semblant quand à l’heure de la tétée, prête à dégainer votre biberon au milieu d’autres jeunes mères, vous vous apercevez soudainement que vous êtes la seule à ne pas allaiter ?

B
Baby-massage : Élément incontournable de la panoplie du parfait bébé éveillé.
Bain de siège à base de fleur de foin : Pratique extrêmement dangereuse. Pour les seaux.

C
Chèvre : Odeur qui se dégagera de votre fils après lui avoir collé de la laine de chèvre aux fesses (avec le foin dedans c’est encore mieux).
Compresses imbibées de café fort : Sombre recommandation pour son périnée lors d’un cours de préparation à l’accouchement.
Congé parental d’une année : Luxe pour les françaises ; banalité pour les allemandes. « C’est pour la confiance en soi de l’enfant » qu’elles disent !
Couscous : Odeur qui se dégagera de votre fils après lui avoir administré un suppo au cumin.
Crèche : Oubliez ce projet machiavélique ! Malheureuse ! Vous ne pouviez pas vous en empêcher ! Il a fallu que vous visitiez les crèches avant même d’avoir enfanté !

D
Delfi-kurs : Quoi ? on ne vous a pas dit ? Éveiller son enfant c’est la baaaase. Et c’est encore mieux s’il est tout nu.

E
Endive : Dois-je vraiment vous raconter que la veille de mon accouchement j’ai rêvé que j’étais déclenchée avec une endive ?!

F
Farine
: Comment ça ? vous cherchez à épaissir le lait de votre enfant pour qu’il fasse ses nuits ? Mais quel horrible tortionnaire êtes-vous ? « C‘est normal qu’un bébé demande la nuit jusqu’à ses 3 ans 6 mois »
Fromage blanc : Celui que vous vous collerez sur les seins en cas d’inflammation. Je vous vois venir…on ne mange pas le fromage blanc qu’on a sur les seins !

H
Homéopathie : voire Médecine allemande.

K
Kindercafé (café pour enfant) : Enfer pour les mères qui n’aiment pas les enfants des autres.
Kinderheft : Carnet de santé triste.

L
Lait maternel : Aussi idéal pour faire la vaisselle, nettoyer les carreaux.

M
Médecine allemande : médecine Hippie

O
Ouiiiii : Ce que vous devrez crier pendant la délivrance parce que crier Noooon « c’est comme si vous disiez non au bébé et que vous refusiez son arrivée » poinpoinpoinpoinnnn

P
Péridurale : L’AVEZ-VOUS MÉRITÉE ? Car oui ici on semble la donner « au mérite ». Alors quand le médecin s’empressera de vous dire « Ici, on est pas en France, on ne donne pas la péridurale comme ça  » (Comme ça …? comme ça… ? ah parce qu’il faut un diplôme ?) ou que cette sage-femme vous dira béatement « Ce serait dommage (de vous donner la péridurale), vous travaillez si bien » (je vous parlais de diplôme ?), SOURIEZ ! ou fabriquez deux poupées vaudou !

Pekip : version praguoise de « J’élève mon enfant » de Monique Ranou Laurence Pernoud.

Père allemand : piège à filles (oui, il est largement connu et reconnu qu’un père qui s’occupe de son petit-bébé-trop-mignon dans l’espace public est un piège à filles)

S
Sachets de thé noir : ceux que vous collerez aussi aux fesses de votre bébé si ce dernier sent trop la chèvre pour soigner son érythème.
Salle d’attente du pédiatre : voire Kindercafé
Salle d’accouchement : chambre à coucher ultra moche dans laquelle vous souffrirez le martyr et entendrez votre voisine souffrir le martyr.

Pour finir je vous propose quelques passages truculents de l’article de Marion Rousset publié dans Causette :


« Quand j’ai expliqué que j’avais très mal à chaque tétée, elle (la sage-femme) m’a dit « Si ton sein est bouché, c’est que ton âme est bouchée »
« […] je pleurais, le bébé pleurait, mais j’étais la plus heureuse »
« Sans péridurale, on se souvient de son accouchement comme d’une explosion d’amour »
« Les femmes qui s’en passent (de la péridurale) sentent bien les mouvements du bébé. Chez elles, l’allaitement se passe mieux, l’instinct maternel est intensifié et le sens de la responsabilité plus profond. »

Je dédie ce billet

A Waltraud qui en plus d’être belle et d’avoir une merveilleuse garde-robe est la plus formidable des sage-femmes,

A Pauline, une « très bonne » mère française,

A Eliott, le plus fantastique des bébés.

C’est à vous ! Est-ce que cet abécédaire vous rappelle votre propre expérience ou celle de proches ? Si oui, en quoi ?

le lila soße.

Dresden, je t'aime.

© Dresden, je t’aime.

Le lila Soße est une valeur sûre.

Vous y serez bien accueillis, vous dînerez dans un cadre chaleureux & une ambiance conviviale. Ici, le mot gemütlich prend tout son sens. La terrasse est aussi parfaite pour les belles soirées d’été.

La cuisine mêle tradition et modernité. Des spécialités locales (le Currywurst, les Käsespätzle, etc.) côtoient des compositions étonnantes (salade épinard-chèvre-sauce lavande, soupe panais-pomme-thym, salade orange-fenouil-saumon). La carte est epurée mais efficace; les produits très frais.

La singularité du lila Soße ? Tous les plats proposés à la carte sont servis dans des bocaux « Weck ». Autrement dit des bocaux à stériliser (ceux avec le joint en caoutchouc orange et les clips inox). Car comme l’indique avec humour le restaurant sur son site « le procédé (de stérilisation) a certes été inventé par les français, mais les bocaux sont sortis d’un laboratoire allemand ». Si vous souhaitez vous documenter sur la découverte du principe et sur la verrerie Weck c’est ici.

Pour ajouter à son charme, le lila Soße se situe dans un très bel endroit; le Kunsthofpassage, littéralement « passage de la cours des arts » qui fait la jonction entre deux rues parallèles (Alaunstraße et Görlitzer Str.). Il dessert cinq cours, chacune imaginée par un artiste, qui abritent principalement des créateurs.

Le Kunsthofpassage.  © Dresden, je t'aime.

Le Kunsthofpassage.
© Dresden, je t’aime.

En préparant ce billet j’ai demandé au resto d’où venait le nom « lila Soße » littéralement « Sauce (de couleur) violette ». Et c’est sur cette réponse (qui me laissa rêveuse) que je vous laisserai :

– Il vient de la sauce verte, une spécialité du coin ou je viens !

…Logique ! 😉

C’est à vous ! Connaissiez – vous ce restaurant ? Si oui, vous a t’il plu ?

Lila Soße
Alaunstraße 70
im Hof der Fabelwesen
01099 Dresden
0351 8036723

Just a perfect day.

Dresden, je t'aime.

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Pour un samedi matin réussi :

Prenez un beau et grand soleil de printemps,

faites l’impasse sur la douche, enfilez votre plus beau jogging, vos Converses.

Habillez votre bébé (n’importe comment fera l’affaire),

jetez un dernier regard sur le bordel de votre appartement, souriez-lui et claquez la porte.

Assurez-vous (même s’il est déjà trop tard) de ne pas avoir oublié vos clés et le bébé (sait-on jamais).

En sortant de chez vous, saluez vos « potes » (les piliers du bar d’à coté) puis attendez patiemment (ou pas) que l’Ampelmann passe au vert.

Prenez la rue en face, « obliquez » légèrement à droite. En chemin, vous découvrirez certainement un nouveau graff, une nouvelle Givebox

Ne manquez pas de vous arrêter dans LA frenchy pâtisserie du quartier où vous attendrons pains au chocolat, croissants et autres viennoiseries dignes de très bonnes boulangeries françaises (si vous tendez l’oreille vous entendrez même la vendeuse vous lancer des charmants contractuels petits « voilà », « merci », « au revoir ».)

Commandez – vous ensuite un bon expresso au comptoir du Tub Espressobar, un café-mobile qui fait halte chaque semaine au marché local.

Enfin, jetez-vous négligemment dans l’herbe verte d’un grand parc et fermez les yeux. Sentez-vous cet air frais qui parcourt votre visage ? Entendez-vous celui-ci…

🎶 Just a perfect day
Drink Sangria (or coffee) in the park 
[…] Oh it’s such a perfect day
I’m glad I spent it with you 🎶

Et votre samedi matin réussi, à quoi ressemble t’il ?

Givebox.

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A Dresde, le week-end venu, il n’est pas rare de voir fleurir des petits cartons dans les rues de la Neustadt.

On y trouve des livres, des vêtements, des jouets, des chaussures et toutes sortes de choses qui attendent fiévreusement une seconde vie, un nouveau foyer. Car ici, plutôt que de jeter, on met tout dans un carton, on écrit dessus « à emporter » et on le dépose devant chez soi.

Si vous passez devant, vous pouvez donc vous servir librement pas comme moi qui ai toujours la peur idiote d’être prise la main…dans le carton !

Même si le principe du don est la gratuité une petite participation peut être demandée. Mais cela reste rare.

Parfois aussi, plus que des cartons, ce sont des étagères communes où l’on dépose ses objets.

J’avoue avoir souri récemment en découvrant ce projet de « Givebox » à Lyon. Il s’agit d’une étagère conçue par un designer et un graphiste permettant aux habitants du quartier où elle est installée de se donner ou de troquer des objets. Les plans sont même mis à disposition pour celui ou celle qui voudrait en construire une pour son quartier. Seul bémol : une autorisation de la mairie d’arrondissement est nécessaire et son installation est temporaire. Comme dit mon +1; il est fort à parier que les gens finiront par s’en servir de…décharge ! L’expérience le dira !

En attendant, amis de la Neustadt…à vos cartons !

So fifties !

Dresden, je t'aime.

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Mercredi dernier je testais enfin le Miss Fein Café, un salon de thé aux allures de diner américain. C’est dans un décor des années 50 et sur fond de Rockabilly que Juliane Weber (aka Miss Fein à gauche sur la photo) propose ses cupcakes et pâtisseries américaines.

Elle tient le nom de son café et son look ?! de Miss Fine, le premier rôle de la série The Nanny (Une nounou d’enfer). Une chance qu’elle n’ait pas choisi …Grand-mère Yetta !

Sur la carte vous trouverez boissons & gâteaux aux noms très fifties tels que Heißen Elvis, Pin Up Drink ou encore Marilyn Cupcake et des adaptations « à l’allemande » de classiques US. Dans le Float Coke – initialement une boule de glace à la vanille déposée dans un verre de coca beurk – le coca est par exemple remplacé par de la Himbeer Brause (limonade).

J’ai pour ma part jeté mon dévolu sur un cupcake vanille/liqueur d’œuf (diabétique s’abstenir !). Le mercredi une formule propose un café & et un cupcake pour 3, 80 euros (il y a pour chaque jour de la semaine une offre spécifique).

Avant d’ouvrir son café en 2012, Juliane (dont le petit nom est « Julie » …certainement une chic fille) a démarré en 2009 une activité de catering cupcakes, le premier à Dresde. Elle propose toute sorte de prestations (bars à bonbons, buffets vintages, ateliers de pâtisseries végetariennes) et même la location de son Candymobil, un Piaggio Ape !

Voilà, voilà !

Miss Fein Café
Alaunstraße 1
01099 Dresden

!! Désolée de vous apprendre que le café a depuis fermé ses portes !!

Wroclove.

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Le week-end dernier nous quittions Dresde pour découvrir Wroclaw en Pologne. Wroclove est le petit nom donné à la ville par ses amoureux…Elle sera Capitale européenne de la culture en 2016 avec la ville de Saint-Sébastien en Espagne.

En ce week-end pascal, même si la plupart des musées étaient fermés, nous avons pleinement profité de la ville grâce aux Free Walking Tour. Ce sont des visites aux modalités simplifiées : pas d’inscription préalable & pas de prix imposé. C’est vous qui décidez ! On a pas dit de partir sans payer… Elles sont proposées en allemand ou en anglais par des étudiants formés et diplômés au métier de guide en parallèle de leurs études. Pour notre part nous avions choisi un tour dans la vieille ville et un second sur le thème du street-art.

A Wroclaw, le départ se prend au pied de la statue Aleksander Fredo sur le célèbre Rynek.

© Dresden, je t'aime.

Rynek © Dresden, je t’aime.

Au cours de notre promenade, nous avons découvert la tradition du panier pascal. En effet, en Pologne la tradition catholique veut que l’on se rende à l’église faire bénir un panier garni de nourriture symbolique le samedi précédent la Résurrection. A voir le nombre de famille święconka en main, nous avons compris que Pâques était ici une fête très importante.

Le dimanche, c’est l’œuvre de l’artiste Get Stankiewicz (1942-2011) qui a retenu notre attention. Avec Do it yourself / Zrób to sam (1976), Stankiewicz propose ici un crucifix à monter soi même. Quoi, après tout, le DIY c’est très tendance, non ?! Qu’on la trouve irrévérencieuse ou non, cette sculpture dont l’original est conservé au musée de Wrocław est loin de laisser indifférente !

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Do it yourself / Zrób to sam, Stankiewicz © Nicolas Brouilly.

Enfin oui je sais mon billet est paresseux… si vous avez l’occasion, je vous conseille également un petit détour par le jardin japonais & la Halle du centenaire, classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

Vous avez dit…Asisi ?

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Dresde a ses incontournables. Et les panoramas d’Asisi en font partie.

Pour les voir, il suffit de se rendre dans le quartier de Seidnitz/Dobritz où l’artiste a investi un ancien gazomètre. De forme circulaire ce réservoir servait autrefois à stocker du gaz produit en usine.

Les œuvres d’Asisi sont des fresques réalisées à 360° degrés. Elles rappellent de grandes heures de l’histoire ou proposent une immersion au cœur de paysages vertigineux. Elles sont le fruit d’un important travail de documentation associé à des pratiques artistiques telles la peinture, la photographie numérique et le dessin.

Chaque nouvelle exposition de l’artiste est un événement. En témoigne le succès de Dresden 1945. Tragédie et espoir d’une ville européenne réalisée en collaboration avec le Musée d’histoire militaire de Dresde. Quoi de plus naturels pour les Dresdois que de s’intéresser à l’histoire de leur ville ; une ville meurtrie, sacrifiée un soir de février 1945. L’occasion de rappeler que d’autres villes allemandes et européennes ont subi le même sort.

Sur une immense toile, la ville – tout du moins ce qu’il en reste – est tour à tour montrée de jour et de nuit. Une nuit à laquelle Asisi restitue toute son angoisse à travers un jeu de lumières et de sons du compositeur belge Eric Babak. Le travail de reconstitution est extrêmement précis et propose différentes lectures selon que l’on observe de plein pied ou depuis les différents étages de la plateforme panoramique.

Vous remarquerez peut-être ces deux perroquets qui survolent le champ de ruine. D’où viennent-il ? C’est cette question que j’ai posé sur mon compte twitter. La réponse qui m’a été indiquée se trouve dans cet article. Avec ces oiseaux, Asisi rappelle que le Zoo de Dresde est lui aussi tombé sous les bombes et que peu d’animaux ont survécu. La légende raconte que des lions, des zèbres et des girafes ont été aperçus errant dans la ville après les bombardements.

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L’exposition s’achève sur un film dans lequel hommes et femmes racontent pour certains leur enfance dans les décombres, pour d’autres leurs efforts pour reconstruire leur ville. Le concept d’urbanisme d’après-guerre est également remis en cause dans ce document.

Si vous vivez en France et que ces panoramas vous intéressent, sachez que le Panorama XXL, ouvert en décembre 2014 à Rouen, est le seul lieu culturel à exposer en France les œuvres spectaculaires de Yadegar Asisi. En Allemagne c’est à Leipzig, Berlin et Pforzheim que vous pourrez les voir.

Dresden 1945 : Tragik und Hoffnung einer europäischen Stadt.
Jusqu’au 31 mai 2015
Panometer Dresden
Gasanstaltstraße 8b, 01237 Dresden

Ceci n’est pas du ready-made !

Dresden, je t'aime.

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Mesdames,

Il est temps de révéler la Dresdoise qui est en vous ! Car oui, aujourd’hui je vous invite à confectionner votre premier Eierschecke (prononcez comme vous pourrez !).

Plus qu’un gâteau, l’Eierschecke est à mes yeux le rite de passage de la bonne Dresdoise (j’exagère bien sûr) et surtout la spécialité régionale incontournable. On en trouve dans la plupart des boulangeries et des restaurants traditionnels. Mais la qualité n’est pas toujours au rendez-vous. Alors, rien ne vaut une version maison !

Il y a quelques semaines, Céline du blog Je papote me contactait dans le cadre d’un blogtrip (comprenez un voyage rapporté sur un blog) à Dresde. Elle avait en effet été invitée par l’office de tourisme de la ville de Dresde et la Centrale allemande pour le tourisme dans le cadre d’une campagne marketing à destination d’une vingtaine de blogueurs-voyage venus du monde entier.

Céline avait envie d’échanger mais aussi de cuisiner « local ». L’occasion était donc tout trouvée. C’est donc chez moi que nous avons réalisé en compagnie de la belle et pétillante Hoa du blog Foodies & Bubble Gum Therapy notre premier Eierschecke.

Vous trouverez plus bas la recette que je me suis essayée à traduire. Nous, nous l’avons faite « à la dure » (entendez en allemand) en suivant cette vidéo étape par étape.

C’est un gâteau qui n’est techniquement pas compliqué à réaliser mais qui demande du temps en raison des 3 couches qui le composent : un fond de tarte, une préparation au fromage quark* et une préparation aux œufs. Nous nous en sommes sorties honorablement même si la cuisson s’est avérée un peu laborieuse.

L’origine du nom Eierschecke remonterait au 14ème siècle et ferait référence à un vêtement masculin (en allemand ce vêtement est appelé « Leibrock » soit « ephod » en français), qui, porté avec une ceinture pour marquer la taille donnait à voir 3 parties (supérieure, ceinture, inférieure) comme les 3 couches de l’Eierschecke. Non ces explications ne sont pas du tout fumeuses…

Vous verrez que ce gâteau est plus léger en bouche qu’il ne parait sur sur le papier !

C’est à vous !


La recette :

  • 1ère couche : le fond de tarte
    Ingrédients : 150 g de farine / 50 g de beurre / 75 g de sucre / 1 œuf / 1/2 paquet de levure / 1 pincée de sel
    Préparation : Mélangez tous les ingrédients au batteur électrique (utilisez les fouets à pétrir) jusqu’à l’obtention d’une pâte bien ferme. Étalez-la dans un moule (utilisez de préférence un moule à manqué à fond amovible) préalablement beurré, en répartissant par petites pressions depuis le centre. Formez une petite bordure sur les côtés.
  • 2ème couche : la préparation au fromage Quark
    Ingrédients :  750 g de fromage Quark / la moitié d’un pudding vanille préalablement préparé et refroidi**/ 150 g de sucre en poudre / 1 jaune d’œuf / 2 cuillères à soupe de Maïzena / 1 pincée de sel / le jus d’un demi citron
    Préparation : Mélangez tous les ingrédients au batteur électrique (env. 2 min) jusqu’à l’obtention d’une préparation crémeuse. Ajoutez des raisins de Corinthe si le cœur vous en dit et étalez la préparation de manière homogène sur le fond de tarte.
  • 3ème couche : la préparation aux œufs
    Ingrédients : 125 g de beurre / l’autre moitié du pudding vanille /100 g de sucre glace / 3 jaunes d’œufs / 2 cuillères à soupe de Maïzena / 1 cuillère à soupe de sucre vanillé.
    Préparation : Mélangez tous les ingrédients au batteur électrique (env. 2 min) jusqu’à l’obtention d’une texture crémeuse. Montez 4 blancs d’œufs en neige bien fermes. Les incorporer à la préparation et verser le tout sur les deux précédentes couches.

Temps de cuisson : env . 90 Min à 170°C Temps de préparation : env. 60 Min. / Niveau de difficulté : moyen / Valeurs nutritionnelles pour 100 g: 368 kcal / 1616.10 kJ


* Le quark est un fromage frais à mi-chemin entre le fromage flanc et le fromage. Il se distingue par sa texture dense et un peu granuleuse.
** Utilisez une préparation en poudre de ce type.

Logique de la pluie.

Dresden, je t'aime.

© Dresden, je t’aime.

Logique de la pluie est le titre de l’exposition présentée au Palais Japonais* jusqu’au 22 mars 2015.

Une exposition-événement puisqu’elle révèle l’existence d’un trésor de l’artisanat japonais retrouvé dans les réserves du Musée des Arts décoratifs de Dresde (Château de Pillnitz).

Agé de 125 ans ce trésor est constitué de 15 000 Katagami, des pochoirs de papier utilisés pour l’impression des motifs lors de la teinture des kimonos et des étoffes..

Les « Katagami » sont composés de 4 à 6 feuilles de papier issu d’écorces de mûriers collées les unes aux autres avec du jus de kaki fermenté. L’assemblage ainsi obtenu est ensuite minutieusement découpé à la main afin de faire naître les motifs qui seront imprimés sur les textiles.

Je vous propose de découvrir une démonstration de teinture au Katagami en suivant ce lien.

L’exposition présente pour la première fois une sélection de 140 Katagami autour d’un thème commun : les représentations de la pluie.

Pour faire un tour dans l’exposition, c’est ici.

Die Logik des Regens. (Logique de la pluie.)
Prolongée jusqu’au 22 mars 2015
Japanisches Palais, Dresde.

* Le Palais Japonnais appartient aux Collections Nationales de Dresde (Staatliche Kunstsammlungen Dresden) et abrite le musée d’ethnologie de Dresde.

Veni, vidi, vici.

Dresden, je t'aime.

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Cher lecteur,

Si comme moi tu as la bonne mauvaise idée d’amener ton enfant à l’exposition consacrée au duo de peintres romantiques Caspar David Friedrich et Johan Christian Dahl (norvégien) à l’Albertinum* de Dresde, il est possible que dix euros et dix minutes plus tard tu aies à quitter précipitamment les lieux. Car oui, ton enfant se sera certainement amusé à rompre le silence de la salle, un peu trop pesant à son goût.

Tu seras alors frustré de n’avoir pu mieux profiter de ces peintures et dessins (forêts, lacs, montagnes, clairs de lune, etc.) qui rendent un vibrant hommage aux beautés de la nature.

Tu auras appris à la va-vite que les deux peintres (Caspar David Friedrich et Johan Christian Dahl donc) s’étaient rencontrés à Dresde où ils avaient vécu et travaillé vingt années dans un atelier commun devenu lieu d’émergence de peintres romantiques. Et c’est tout.

Tu seras venu, tu auras vu mais c’est ton enfant qui aura…vaincu.

Dahl und Friedrich. Romantische Landschaften (Paysages romantiques)
Jusqu’au 3 mai 2015
Albertinum, Dresde. En partenariat avec le Musée national d’Oslo.

* Galerie des Maîtres Modernes appartenant aux Collections Nationales de Dresde (Staatliche Kunstsammlungen Dresden) et présentant des œuvres de l’époque du romantisme allemand à nos jours.


Lieber Leser,

Wenn du wie ich, die gute schlechte Idee hast, dein Kind zu der „Dahl und Friedrich“ Ausstellung im Albertinum* mitzunehmen, ist es möglich, dass 10 Euros und 10 Minuten später du das Museum rasch verlassen musst. Denn dein Kind wird ja wahrscheinlich viel Spaß gehabt haben, die Stille des Raumes zu unterbrechen.

Du wirst dann frustriert sein, diese Gemälde und Zeichnungen (Wälder, Seen, Berge, Mondlicht, usw.), die eine Hommage an die Schönheit der Natur würdigen, nicht genug genossen zu haben.

Du wirst schnell erfahren haben, dass die beiden Maler in Dresden sich kennengelernt haben, wo sie zwanzig Jahre lang in einer gemeinsamen Werkstatt gelebt und gearbeitet haben, die später zu einem Zentrum für die Entwicklung der romantischen Landschaftsmalerei werden wird. Und das war’s.

Du wirst gekommen sein, du wirst gesehen haben, aber dein Kind wird besiegt haben.

Dahl und Friedrich. Romantische Landschaften
Bis 3. Mai 2015
Albertinum in Dresden. Eine Ausstellung des Nasjonalmuseet, Norwegen und der Staatlichen Kunstsammlungen Dresden

* Galerie Neue Meister. Kunst von der Romantik bis zur Gegenwart.