La Citadelle verte d’Hundertwasser.

 

Dresden, je t'aime

Dresden, je t’aime.

Il y a quelques semaines, j’exauçais l’un de mes vœux  : aller à Magdeburg.

Même si la ville ne laisse pas un souvenir impérissable, elle vaut le détour pour le trésor qu’elle détient :

La Citadelle verte, le dernier projet complètement fou (de beauté !) de l’artiste autrichien Hundertwasser.

La Citadelle verte a été construite en lieu et place d’un ensemble de « Plattenbau » (entendez de « barres » d’immeubles en béton armé typiques de l’architecture est-allemande).

Deux années seulement ont suffit pour achever cette « oasis pour l’humanité et la nature » sur le Breiter Weg, l’avenue principale de la ville.

Elle a été construite après la mort de l’artiste en 2000, mais selon ses volontés car Hundertwasser avait laissé des plans complets, des maquettes et d’innombrables croquis à disposition.

Originalité et excentricité caractérisent ce complexe dont on retiendra:

  • les toits-terrasses végétalisés
  • les tours coiffées d’imposants globes dorés
  • les murs colorés et ondulés
  • les fenêtres inégales
  • les colonnes multicolores aux allures de grosses perles enfilées.

La Citadelle verte a été ouverte au public le 3 octobre 2005.

Elle abrite 55 appartements, un jardin d’enfants, des cabinets professionnels (médecins, notaires, etc.), des restaurants, des boutiques et même un théâtre.

Une boutique dédiée à l’artiste et à son oeuvre accueille les visiteurs et leurs propose des visites commentées du bâtiment.

Avant sa mort, l’artiste avait prédit que la Citadelle verte serait sa « plus belle construction et la plus réussie ». Pari réussi !

Pour ceux d’entre vous que cela intéresse, j’ai un bon plan Airbnb à deux pas de la Citadelle verte 😉

A bientôt !

Comment visiter Dresde : ma sélection.

© Dresden, je t'aime.

© Dresden, je t’aime.

Ce que j’aime à Dresde, c’est pouvoir faire une pause dans mon quotidien en me mêlant aux touristes de ma ville. Et les offres pour visiter celle que l’on appelle la « Florence de l’Elbe » ne manquent pas. Voici une (ma) petite sélection pour vous aider à faire votre choix :

– à pied : Profitez des “free guided tours” or “free walking tours” ; ces visites commentées sont exclusivement financées par les pourboires (j’en parlais dans mon billet sur la ville de Wroclaw). A Dresde, trois guides se sont réunies pour proposer des Free Tour tous les samedis ; en espagnol, et alternativement en anglais et en allemand. Et comme elles l’expliquent très bien sur leur blog, ce mode de financement les oblige à donner… le meilleur d’elle-même !

– à vélo : Sachez que l’office de Tourisme de Dresde propose des visites guidées à vélo d’avril à octobre. Ces tours durent 2h30, sur une distance d’environ 15km.

– en Trabant : qui était LA voiture de la RDA du temps des deux Allemagne et qui est aujourd’hui un symbole de l’ostalgie, cette nostalgie de l’Est. A Dresde vous avez la possibilité de faire un « safari » en Trabant et même une visite en Trabant-Limousine.

– en bus à étage : Deux compagnies se partagent la ville : les bus rouges et les bus de la compagnie Stadtrundfahrt. Cette dernière propose un grand circuit commenté en allemand (et retransmis en 11 langues) d’une durée de 2 heures soit 22 arrêts permettant de découvrir les particularités architecturales, historiques et culturelles de la ville. La formule est vraiment intéressante : pour 22 euros votre ticket est valable 2 jours. Et si vous l’achetez après 16h, il est valable une troisième journée. Chaque journée supplémentaire est ensuite à 2 euros. Lorsqu’il est abordable et de qualité, ce mode de visite est très utile pour appréhender une ville notamment lors de séjours très courts. Il offre une vue d’ensemble sur la ville et la possibilité de revenir sur les points d’attention grâce un système de libre montée /descente.

– en bateau au fil de l’Elbe : La Compagnie Sächsische Dampfschifffahrt propose toute l’année de belles promenades au fil de l’Elbe. La plus courante est une balade qui va de la vieille ville au Blaues Wunder lors de laquelle vous passerez devant les 3 châteaux romantiques du quartier de Loschwitz et découvrirez les 5 ponts qui surplombent l’Elbe à Dresde. Ou bien, si vous avez envie de quelque chose d’un peu plus « rock and roll », réservez un grillboot (oui, un bateau-barbecue) …

Et si vous n’êtes pas rassasiés (en idées, pas en saucisses) d’autres modes de visites s’offrent à vous : le etuktuk, le segway, le ConferenceBike, les cars vintage et même la montgolfière.

Que c’est beau de voir s’envoler une montgolfière depuis les bords de l’Elbe ! Et les prestataires ne manquent pas. Il y a un véritable attrait que l’on doit à la beauté singulière de cette ville et à la proximité de la Suisse Saxe.

Alors, n’hésitez plus, venez nous voir !

Wroclove.

© Dresden, je t'aime.

© Dresden, je t’aime.

Le week-end dernier nous quittions Dresde pour découvrir Wroclaw en Pologne. Wroclove est le petit nom donné à la ville par ses amoureux…Elle sera Capitale européenne de la culture en 2016 avec la ville de Saint-Sébastien en Espagne.

En ce week-end pascal, même si la plupart des musées étaient fermés, nous avons pleinement profité de la ville grâce aux Free Walking Tour. Ce sont des visites aux modalités simplifiées : pas d’inscription préalable & pas de prix imposé. C’est vous qui décidez ! On a pas dit de partir sans payer… Elles sont proposées en allemand ou en anglais par des étudiants formés et diplômés au métier de guide en parallèle de leurs études. Pour notre part nous avions choisi un tour dans la vieille ville et un second sur le thème du street-art.

A Wroclaw, le départ se prend au pied de la statue Aleksander Fredo sur le célèbre Rynek.

© Dresden, je t'aime.

Rynek © Dresden, je t’aime.

Au cours de notre promenade, nous avons découvert la tradition du panier pascal. En effet, en Pologne la tradition catholique veut que l’on se rende à l’église faire bénir un panier garni de nourriture symbolique le samedi précédent la Résurrection. A voir le nombre de famille święconka en main, nous avons compris que Pâques était ici une fête très importante.

Le dimanche, c’est l’œuvre de l’artiste Get Stankiewicz (1942-2011) qui a retenu notre attention. Avec Do it yourself / Zrób to sam (1976), Stankiewicz propose ici un crucifix à monter soi même. Quoi, après tout, le DIY c’est très tendance, non ?! Qu’on la trouve irrévérencieuse ou non, cette sculpture dont l’original est conservé au musée de Wrocław est loin de laisser indifférente !

Dresden, je t'aime.

Do it yourself / Zrób to sam, Stankiewicz © Nicolas Brouilly.

Enfin oui je sais mon billet est paresseux… si vous avez l’occasion, je vous conseille également un petit détour par le jardin japonais & la Halle du centenaire, classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

From Varsovie with love.

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© Dresden, je t’aime.

Fin septembre, bien impatients de retrouver Michal, notre ami, notre Miśiu, nous nous envolions pour Varsovie.

Le temps d’un week-end nous avons ainsi découvert cette capitale dont Frédéric Chopin était l’un des enfants. Vous ne serez d’ailleurs pas surpris d’entendre quelques notes du compositeur s’échapper de bancs publics en plein centre ou dans le parc Łazienki.

Varsovie fait partie de ces villes-phénix qui à l’instar de Dresde ont réussi à renaître de leurs cendres. Le Musée de l’Insurrection de Varsovie présente d’ailleurs à travers un film court en 3D, La ville des ruines, l’étendue des dégâts survenus durant la Seconde Guerre Mondiale. Je vous conseille ce lieu de souvenirs, hommage aux résistants polonais.

Je le garderai en mémoire tout comme

– la Halle « Mirowska », l’un des plus anciens lieux de commerce lourdement endommagé lors de l’Insurrection, tour à tour lieu d’exécution de civils, dépôt de bus et qui a aujourd’hui retrouvé sa fonction initiale.

– le centre historique où nous avons dégusté de délicieux Pierogi (ces farcis, incontournables de la cuisine polonaise) dans un restaurant semblant tout droit sorti d’une bande-dessinée (cf illustration de ce billet).

– notre promenade aux abords du Palais de la Culture et de la Science, monument le plus récent et le plus haut de la ville (230,5 mètres) érigé à l’initiative de Staline.

– le comptoir du bar Meta où nous avons été initiés aux spécialités locales (hareng au vinaigre, pommes de terre à la faisselle, tartare) et bien sûr à la Vodka (pure et aromatisée).

Aller voir la mer.

Dresden, je t'aime.

© Dresden, je t’aime. / Nicolas Brouilly

Le 15 août dernier, alors que Dresde préparait sa traditionnelle fête d´été, nous avons mis les voiles et le cap vers le nord. Direction la mer Baltique.

Quatre heures plus tard et nos valises posées à Greifswald*, nous prenions la route pour Rügen.

Rügen est la plus grande île d´Allemagne et surtout un lieu de villégiature apprécié des allemands pour sa nature préservée, ses paysages sauvages.

Notre deuxième journée nous a conduit à Stralsund, ville située sur un bras de la mer Baltique (le Strelasund) et classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2002. Là bas, en flânant sur la place du vieux marché, nous avons découvert des produits élaborés à base d’argousier – en allemand Sanddorn, « l’épine du sable » – un arbuste aux petits fruits oranges qui pousse à l’état sauvage sur les côtes d’Allemagne.

Nous avons goûté à l´atmosphère singulière des plages du nord dans la station balnéaire de Prerow. Nous avons vu, bien sûr, d’ incontournables Strandkorb, ces « corbeilles de plage » que je vous invite à découvrir dans cet article de Karambolage (émission d’Arte).

Notre séjour s’est achevé avec la visite de Schwerin, capitale du Land Mecklembourg-Poméranie occidentale, construite autour de son château médiéval.

C’était bien, c’était chouette.

 

 

* ville natale du peintre Caspar David Friedrich, peintre romantique allemand né le 5 septembre 1774 à Greifswald et mort en 1840 à Dresde.

Comme un parfum de jasmin.

Dresden, je t'aime.

© Dresden, je t’aime.

Il y a quelques jours nous quittions Dresde pour un week-end improvisé à Prague.

Grâce à la complicité de nos parents, nous avons séjourné dans un très bel hôtel.

Un lieu tout à fait remarquable tant par la qualité de son accueil que par ses couleurs délicates (crème, vert amande), ses grandes baies vitrées et son mobilier contemporain.

L’association de matières végétales & minérales, la chaleur du bois viennent parfaire cet ensemble harmonieux.

La clé des champs.

Dresden, je t'aime.

© Dresden, je t’aime

Samedi dernier nous nous éclipsions quelques heures à Altenberg dans la région du Erzgebirge.

Une balade en forêt, un dresden je t’aime improvisé dans la neige, et nous nous retrouvions devant notre énorme part d’Apfelstrudel dans cette auberge où le temps semblait s’être arrêté.

Notre retour par l’unique piste de ski, la photo du petit chalet bleu en bord de piste, les Herrnhuter Sterne rouges,

et puis toi, mon amour.

[Rediff’] Belle journée pour siroter une bouteille de Destop® (ou aller à Meißen)

© Dresden, je t'aime.

© Dresden, je t’aime.

La météo n’était pas terrible à Dresde aujourd’hui.

Plus qu’une journée grise et pluvieuse, c’était un jour férié ici. Au risque de décevoir les germanophones, ce n’était ni un jour pour « prendre le bus » ni un jour pour « rester au lit ». Mais bien une fête protestante célébrée en Saxe le 18 novembre.

Bref, à 15h de la nuit (oui, la nuit), bravant notre envie de nous mettre en pyjama, nous nous sommes décidés à visiter Meißen.

C’est une petite ville située à quelques kilomètres de Dresde, célèbre pour sa manufacture de porcelaine.

Elle a été fondée sur un rocher surplombant l’Elbe. Nous aurions pu visiter son Dom (cathédrale construite sur les vestiges d’une église romane) et son château, l’Albrechtsburg. Mais tout était fermé.

Alors on a erré …et on est rentré.