Il y a des jours comme ça.

© Dresden, je t'aime.

© Dresden, je t’aime.

Il y a des jours comme ça, où vendredi tombe un 13, mais d’ordinaire, ce genre de superstition, vous vous en foutez.

Il y a des jours comme ça où la putain de fermeture éclair de votre manteau se bloque dans une pièce surchauffée, au milieu de gens devant lesquels il va falloir soit assumer votre manteau : « Oui il fait 50 degrés. Et alors ? j’ai quand même le droit de garder mon manteau, non ?! , soit faire un truc ultra bizarre pour le retirer :

1447668147.2303animation3viteIl y a des jours comme ça où votre fils ruine le gâteau fait par une maman (en le pétrissant jusqu’à obtenir un immense tas de miettes) alors que vous, vous aviez apporté un pauvre-paquet-de-gaufrettes et un jus de fruit discount,

Il y a des jours comme ça où votre frère rappelle à votre mec que ce soir là il y a foot alors que vous aviez déjà mille et une idées de films pour la soirée,

mais vous vous en foutez.

Car il y a des jours comme ça où vous vous retournez soudainement vers votre mec en lui disant « Non mais sérieux, c’est quoi c’délire à Paris ?! »

Et alors ces jours là, vous vous sentez loin, très loin de la maison…

Bref, il y a des jours comme ça où tout part en couille.

Je dédie ce petit billet à toutes les victimes de ce vendredi 13, à leurs familles, à tous les aidants et à mes amis d’ici qui se sont inquiétés de savoir si les miens, là-bas, étaient ok.

L’Edelweiss.

© Dresden, je t'aime.

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Vous cherchez un bon resto dans le centre historique de Dresde ? Cette adresse est pour vous.
Bien que situé sur la place la plus touristique de Dresde, en face de l’impressionnante Frauenkirche, l’Edelweiss n’est pas l’attrape-touristes que l’on pourrait craindre. Il offre en effet un accueil des plus chaleureux et des tarifs tout à fait abordables pour un tel emplacement.
L’Edelweiss propose une cuisine dite « des Alpes », au cœur de laquelle se trouvent röstis et spécialités fromagères. C’est une cuisine familiale, généreuse qui réchauffe, réconforte et tient au corps.
Nous avons entre autres testé :
– les röstis croustillants & son émincé zurichois (selle de veau, échalote, champignon, vin blanc & crème),
– le tafelspitz (des tranches de boeuf bouilli servies ici avec une sauce à la crème pomme/raifort et des knödels de pomme de terre sarrasin /bacon),
– l’apfelstrudel servi chaud avec une sauce et une glace à la vanille, de la chantilly,
– la mousse au Toblerone servie avec une nage d’orange,
Le cadre est celui d’un chalet cossu de montagne où la décoration est extrêmement soignée.

L’équipe habillée en costume traditionnel – dirndl pour les femmes, et culotte de cuir (Lederhose) pour les hommes – veille vraiment à votre confort, que vous preniez un chocolat chaud sur la terrasse (chauffée où des plaids seront à votre disposition) ou que vous dîniez à l’intérieur.
Un grand merci à mes parents pour cette belle soirée.

Edelweiss
Alpenrestaurant
An der Frauenkirche 7
01067 Dresden
Tel. 0351 – 4 98 98 36

Le bilan !

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ll y a deux ans,
je quittais un job qui me collait à la peau, j’échangeais un baiser de pacs, j’assistais fièrement à la thèse de ma-moi-tié, je faisais une dernière fête au 17 rue Leynaud, je faisais la tournée des popotes, je foulais une dernière fois le sol de ma ville, je repeignais un mur (oui, pourquoi pas), je courais un 10 km, je montais dans le train, je perdais la moitié de mes affaires, je retrouvais ma-moi-tié et une nouvelle ère commençait enfin à Dresde.

En deux ans,

j´ai rencontré des gens du monde entier; j’ai amélioré mon allemand, j’ai écrit mon blog, j’ai fait l’hôtesse au milieu de cadavres, j’ai supprimé mon blog, j’ai vu plein d’expos, je me suis inscrite à la bibliothèque, je me suis remise à l’anglais, je ne suis plus jamais retourné à la bibliothèque, j’ai donné des cours de français, j’ai réécrit un blog; j´ai planté mon élève de français; je suis devenue call girl, j’ai vu Prague et Varsovie, j’ai cru mourir dans un avion face à une hôtesse qui me faisait encore plus peur que la mort, j’ai fait du community management pour une super asso, et surtout, j´ai fait le plus beau des enfants.

Bref j’ai fait c’que j’ai pu !
Plusieurs notes de musique Le temps passe et passe et passe
Et beaucoup de choses ont changé
Qui aurait pu s’imaginer qu’le temps serait si vite écoulé
On fait l’bilan calmement en s’remémorant chaque instant Plusieurs notes de musique
Psst ! Le beau vélo que l’on voit sur la photo a été réalisé par Le Pot à rayons !

Comment visiter Dresde : ma sélection.

© Dresden, je t'aime.

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Ce que j’aime à Dresde, c’est pouvoir faire une pause dans mon quotidien en me mêlant aux touristes de ma ville. Et les offres pour visiter celle que l’on appelle la « Florence de l’Elbe » ne manquent pas. Voici une (ma) petite sélection pour vous aider à faire votre choix :

– à pied : Profitez des “free guided tours” or “free walking tours” ; ces visites commentées sont exclusivement financées par les pourboires (j’en parlais dans mon billet sur la ville de Wroclaw). A Dresde, trois guides se sont réunies pour proposer des Free Tour tous les samedis ; en espagnol, et alternativement en anglais et en allemand. Et comme elles l’expliquent très bien sur leur blog, ce mode de financement les oblige à donner… le meilleur d’elle-même !

– à vélo : Sachez que l’office de Tourisme de Dresde propose des visites guidées à vélo d’avril à octobre. Ces tours durent 2h30, sur une distance d’environ 15km.

– en Trabant : qui était LA voiture de la RDA du temps des deux Allemagne et qui est aujourd’hui un symbole de l’ostalgie, cette nostalgie de l’Est. A Dresde vous avez la possibilité de faire un « safari » en Trabant et même une visite en Trabant-Limousine.

– en bus à étage : Deux compagnies se partagent la ville : les bus rouges et les bus de la compagnie Stadtrundfahrt. Cette dernière propose un grand circuit commenté en allemand (et retransmis en 11 langues) d’une durée de 2 heures soit 22 arrêts permettant de découvrir les particularités architecturales, historiques et culturelles de la ville. La formule est vraiment intéressante : pour 22 euros votre ticket est valable 2 jours. Et si vous l’achetez après 16h, il est valable une troisième journée. Chaque journée supplémentaire est ensuite à 2 euros. Lorsqu’il est abordable et de qualité, ce mode de visite est très utile pour appréhender une ville notamment lors de séjours très courts. Il offre une vue d’ensemble sur la ville et la possibilité de revenir sur les points d’attention grâce un système de libre montée /descente.

– en bateau au fil de l’Elbe : La Compagnie Sächsische Dampfschifffahrt propose toute l’année de belles promenades au fil de l’Elbe. La plus courante est une balade qui va de la vieille ville au Blaues Wunder lors de laquelle vous passerez devant les 3 châteaux romantiques du quartier de Loschwitz et découvrirez les 5 ponts qui surplombent l’Elbe à Dresde. Ou bien, si vous avez envie de quelque chose d’un peu plus « rock and roll », réservez un grillboot (oui, un bateau-barbecue) …

Et si vous n’êtes pas rassasiés (en idées, pas en saucisses) d’autres modes de visites s’offrent à vous : le etuktuk, le segway, le ConferenceBike, les cars vintage et même la montgolfière.

Que c’est beau de voir s’envoler une montgolfière depuis les bords de l’Elbe ! Et les prestataires ne manquent pas. Il y a un véritable attrait que l’on doit à la beauté singulière de cette ville et à la proximité de la Suisse Saxe.

Alors, n’hésitez plus, venez nous voir !

Jour de fête : le 1er jour d’école des petits allemands.

© Dresden, je t'aime.

© Dresden, je t’aime.

Samedi dernier, Dresde fêtait la rentrée des enfants commençant la grande aventure de l’école primaire (la Grundschule).

En Allemagne la première année d’école, Erste Klasse, correspond à notre CP français car il n’existe pas de maternelle à proprement parler. Les enfants qui ne sont pas gardés par leurs parents ou en nourrice vont à la crèche de 0 à 6 ans. Plus précisément à la Kita (Kindertagesstätte) de 0 à 3 ans et au jardin d’enfant (Kindergarten) de 3 à 6 ans.

La rentrée à l’école primaire (en réalité une pré-rentrée) a lieu un samedi pour que les familles puissent être présentes.

La tradition veut que, ce jour-là, les enfants reçoivent une Schultüte ou Zuckertüte , une pochette surprise que l’on réserve pour l’occasion. A Dresde il était d’ailleurs impossible de passer à côté depuis le début de l’été. Un commerce florissant même si à l’origine la tradition voulait que ce soit les parents et les frères et sœurs aînés qui confectionnent cette pochette.

Schultüten dans la vitrine de la galerie / papeterie Art und Form. © Dresden, je t'aime.

Schultüten dans la vitrine de la galerie Art + Form Bautzner Strasse. © Dresden, je t’aime.

Selon les écoles et les Lands (régions), l’enfant reçoit sa Schultüte directement des mains de ses parents ou bien par l’intermédiaire de l’école. Il doit patienter jusqu’à la fin de la matinée avant de pouvoir en découvrir le contenu. Il passe ensuite le reste de la journée en compagnie de sa famille. Promenades, pique-niques ou repas au Biergarten sont ce jour là de bon ton.

Cette tradition est née en Saxe et en Thüringe au début du 19ème siècle. Autrefois les parents garnissaient la Schultüte de sucreries et de fruits secs et la remettait au maître d’école qui l’accrochait à un Zuckertütenbaum, une sorte d’arbre en fil de fer. Les enfants essayaient ensuite de l’attraper.

De nos jours la Schultüte est garnie de fournitures scolaires, de sucreries et de petits jeux.

Sources : La Gazette de Berlin, Arte Karambolage : la Schultüte.

Des gazouillis au musée.

© Dresden, je t'aime.

© Dresden, je t’aime.

Ce matin là, dans l’atelier de restauration du musée d’ethnologie de Dresde, la scène était plutôt inhabituelle.

Entre deux gazouillis, la médiatrice culturelle présentait des trésors de l’architecture ottomane à une dizaine de nourrissons, la plupart recroquevillés sur leur mère tels des bébés kangourous.

Deux bénévoles accompagnaient le groupe et récupéraient discrètement les dissidents (« les 4 pattes ») afin que leurs parents profitent pleinement du moment.

Cette visite s’inscrivait dans le cadre d’un programme remarquable intitulé « Père, Mère, Art. Et Enfant ! Pause artistique pour les jeunes parents » (Mutter, Vater, Kunst. Und Kind ! Kunstpause für Junge Eltern) proposé par les Amis des Collections Nationales de Dresde (SKD)

Ce que j’aime dans cette initiative :

> elle est inscrite dans la durée : le rendez-vous est donné tous les premiers jeudis du mois, de 10h30 à 11h45 ;

> elle est l’occasion de découvrir chaque fois un nouveau musée parmi les 14 appartenant aux SKD ;

> elle est dédiée aux enfants de moins de 1 an (ce qui n’est pas souvent le cas lorsqu’il s’agit d’activités culturelles);

> elle permet aux parents d’aller au musée sans avoir à se soucier de la garde de leur enfant ;

> elle permet de se sentir a l’aise au musée avec son bébé (une petite angoisse subsiste quand même lorsque votre bébé régurgite à quelques centimètres d’une boiserie centenaire ayant appartenu à un intérieur traditionnel de Damas…) ;

> elle est un vecteur de lien social ;

> elle est gratuite. (mais l’accès au musée est payant)

Je vous invite à consulter la page des SKD dédiée à ce projet. Vous y trouverez notamment le calendrier des prochaines rencontres.

L’OSTRALE, centre & événement d’art contemporain à Dresde.

© Dresden, je t'aime.

© Dresden, je t’aime.

Mercredi dernier nous visitions une partie de l’exposition internationale d’art contemporain de Dresde, l’Ostrale.

Avec son titre Handle with care (A manipuler avec soin) cette neuvième édition est un véritable un plaidoyer pour la planète.

L’Ostrale de Dresde est une plateforme indépendante où artistes émergents côtoient des artistes de renommée internationale. Sur un site de 20 000 m2, ce sont ainsi 200 artistes venus de 57 pays qui exposent leurs œuvres (arts plastiques, installations vidéos, photographie). Des performances et workshops sont aussi proposés sur toute la durée de l’événement.

Affiche de la 9ème édition de l'Ostrale © Ostrale / Dr. Martin Müller / Getty images

Affiche de la 9ème édition de l’Ostrale © Dr. Martin Müller / Getty images

Avant d’être une exposition, l’Ostrale de Dresde est un centre pour l’art contemporain installé dans des anciens abattoirs classés aux monuments historiques du fait de leur style architectural « Heimatstil » (ancré dans les traditions locales et régionales). Ils datent de 1910 et ont été construits sur un terrain de chasse (la chasse au cerf rouge que rappelle le logo du centre) ayant appartenu à Auguste le Fort, Prince électeur de Saxe. Le centre d’art a gardé des liens étroits avec ses racines puisqu’il tire son nom « Ostrale » de « Ostragehenge », le nom de ce territoire, classé patrimoine naturel .

Cette visite nous a été proposée par les Jeunes Amis des Collections Nationales de Dresde, association à laquelle j’ai récemment adhéré et dont je vous reparlerai très vite.

OSTRALE’ 015
Handle with care
10.07 – 27.09.15
Messering 8
01067 Dresden

C’est à vous ! Connaissiez-vous l’Ostrale ? Avez-vous visité l’exposition cette année ? les années précédentes ?

“Si ton sein est bouché, c’est que ton âme est bouchée” (être une mère française en Allemagne)

© Dresden, je t'aime.

© Dresden, je t’aime.

Etre une mère française en Allemagne ce n’est pas compliqué. C’est juste « bizarre ». Un « bizarre » qui fait rire autant qu’il désespère.

Ce billet fait suite à la lecture d’un article sur les mères allemandes récemment publié dans le magazine Causette (extraits). Plus que du fait d’être mère au foyer, le papier parle de la dévotion de ces mères et de croyances très fortes sur des thèmes tels que l’allaitement ou le recours à la péridurale.

L’Abécédaire que je vous propose ici est tiré de ma propre expérience & des échanges que j’ai eu avec une autre mère française vivant à Dresde.

A
Allaitement : Souhaitez-vous vraiment avoir à faire semblant quand à l’heure de la tétée, prête à dégainer votre biberon au milieu d’autres jeunes mères, vous vous apercevez soudainement que vous êtes la seule à ne pas allaiter ?

B
Baby-massage : Élément incontournable de la panoplie du parfait bébé éveillé.
Bain de siège à base de fleur de foin : Pratique extrêmement dangereuse. Pour les seaux.

C
Chèvre : Odeur qui se dégagera de votre fils après lui avoir collé de la laine de chèvre aux fesses (avec le foin dedans c’est encore mieux).
Compresses imbibées de café fort : Sombre recommandation pour son périnée lors d’un cours de préparation à l’accouchement.
Congé parental d’une année : Luxe pour les françaises ; banalité pour les allemandes. « C’est pour la confiance en soi de l’enfant » qu’elles disent !
Couscous : Odeur qui se dégagera de votre fils après lui avoir administré un suppo au cumin.
Crèche : Oubliez ce projet machiavélique ! Malheureuse ! Vous ne pouviez pas vous en empêcher ! Il a fallu que vous visitiez les crèches avant même d’avoir enfanté !

D
Delfi-kurs : Quoi ? on ne vous a pas dit ? Éveiller son enfant c’est la baaaase. Et c’est encore mieux s’il est tout nu.

E
Endive : Dois-je vraiment vous raconter que la veille de mon accouchement j’ai rêvé que j’étais déclenchée avec une endive ?!

F
Farine
: Comment ça ? vous cherchez à épaissir le lait de votre enfant pour qu’il fasse ses nuits ? Mais quel horrible tortionnaire êtes-vous ? « C‘est normal qu’un bébé demande la nuit jusqu’à ses 3 ans 6 mois »
Fromage blanc : Celui que vous vous collerez sur les seins en cas d’inflammation. Je vous vois venir…on ne mange pas le fromage blanc qu’on a sur les seins !

H
Homéopathie : voire Médecine allemande.

K
Kindercafé (café pour enfant) : Enfer pour les mères qui n’aiment pas les enfants des autres.
Kinderheft : Carnet de santé triste.

L
Lait maternel : Aussi idéal pour faire la vaisselle, nettoyer les carreaux.

M
Médecine allemande : médecine Hippie

O
Ouiiiii : Ce que vous devrez crier pendant la délivrance parce que crier Noooon « c’est comme si vous disiez non au bébé et que vous refusiez son arrivée » poinpoinpoinpoinnnn

P
Péridurale : L’AVEZ-VOUS MÉRITÉE ? Car oui ici on semble la donner « au mérite ». Alors quand le médecin s’empressera de vous dire « Ici, on est pas en France, on ne donne pas la péridurale comme ça  » (Comme ça …? comme ça… ? ah parce qu’il faut un diplôme ?) ou que cette sage-femme vous dira béatement « Ce serait dommage (de vous donner la péridurale), vous travaillez si bien » (je vous parlais de diplôme ?), SOURIEZ ! ou fabriquez deux poupées vaudou !

Pekip : version praguoise de « J’élève mon enfant » de Monique Ranou Laurence Pernoud.

Père allemand : piège à filles (oui, il est largement connu et reconnu qu’un père qui s’occupe de son petit-bébé-trop-mignon dans l’espace public est un piège à filles)

S
Sachets de thé noir : ceux que vous collerez aussi aux fesses de votre bébé si ce dernier sent trop la chèvre pour soigner son érythème.
Salle d’attente du pédiatre : voire Kindercafé
Salle d’accouchement : chambre à coucher ultra moche dans laquelle vous souffrirez le martyr et entendrez votre voisine souffrir le martyr.

Pour finir je vous propose quelques passages truculents de l’article de Marion Rousset publié dans Causette :


« Quand j’ai expliqué que j’avais très mal à chaque tétée, elle (la sage-femme) m’a dit « Si ton sein est bouché, c’est que ton âme est bouchée »
« […] je pleurais, le bébé pleurait, mais j’étais la plus heureuse »
« Sans péridurale, on se souvient de son accouchement comme d’une explosion d’amour »
« Les femmes qui s’en passent (de la péridurale) sentent bien les mouvements du bébé. Chez elles, l’allaitement se passe mieux, l’instinct maternel est intensifié et le sens de la responsabilité plus profond. »

Je dédie ce billet

A Waltraud qui en plus d’être belle et d’avoir une merveilleuse garde-robe est la plus formidable des sage-femmes,

A Pauline, une « très bonne » mère française,

A Eliott, le plus fantastique des bébés.

C’est à vous ! Est-ce que cet abécédaire vous rappelle votre propre expérience ou celle de proches ? Si oui, en quoi ?

le lila soße.

Dresden, je t'aime.

© Dresden, je t’aime.

Le lila Soße est une valeur sûre.

Vous y serez bien accueillis, vous dînerez dans un cadre chaleureux & une ambiance conviviale. Ici, le mot gemütlich prend tout son sens. La terrasse est aussi parfaite pour les belles soirées d’été.

La cuisine mêle tradition et modernité. Des spécialités locales (le Currywurst, les Käsespätzle, etc.) côtoient des compositions étonnantes (salade épinard-chèvre-sauce lavande, soupe panais-pomme-thym, salade orange-fenouil-saumon). La carte est epurée mais efficace; les produits très frais.

La singularité du lila Soße ? Tous les plats proposés à la carte sont servis dans des bocaux « Weck ». Autrement dit des bocaux à stériliser (ceux avec le joint en caoutchouc orange et les clips inox). Car comme l’indique avec humour le restaurant sur son site « le procédé (de stérilisation) a certes été inventé par les français, mais les bocaux sont sortis d’un laboratoire allemand ». Si vous souhaitez vous documenter sur la découverte du principe et sur la verrerie Weck c’est ici.

Pour ajouter à son charme, le lila Soße se situe dans un très bel endroit; le Kunsthofpassage, littéralement « passage de la cours des arts » qui fait la jonction entre deux rues parallèles (Alaunstraße et Görlitzer Str.). Il dessert cinq cours, chacune imaginée par un artiste, qui abritent principalement des créateurs.

Le Kunsthofpassage.  © Dresden, je t'aime.

Le Kunsthofpassage.
© Dresden, je t’aime.

En préparant ce billet j’ai demandé au resto d’où venait le nom « lila Soße » littéralement « Sauce (de couleur) violette ». Et c’est sur cette réponse (qui me laissa rêveuse) que je vous laisserai :

– Il vient de la sauce verte, une spécialité du coin ou je viens !

…Logique ! 😉

C’est à vous ! Connaissiez – vous ce restaurant ? Si oui, vous a t’il plu ?

Lila Soße
Alaunstraße 70
im Hof der Fabelwesen
01099 Dresden
0351 8036723

Just a perfect day.

Dresden, je t'aime.

© Dresden, je t’aime.

Pour un samedi matin réussi :

Prenez un beau et grand soleil de printemps,

faites l’impasse sur la douche, enfilez votre plus beau jogging, vos Converses.

Habillez votre bébé (n’importe comment fera l’affaire),

jetez un dernier regard sur le bordel de votre appartement, souriez-lui et claquez la porte.

Assurez-vous (même s’il est déjà trop tard) de ne pas avoir oublié vos clés et le bébé (sait-on jamais).

En sortant de chez vous, saluez vos « potes » (les piliers du bar d’à coté) puis attendez patiemment (ou pas) que l’Ampelmann passe au vert.

Prenez la rue en face, « obliquez » légèrement à droite. En chemin, vous découvrirez certainement un nouveau graff, une nouvelle Givebox

Ne manquez pas de vous arrêter dans LA frenchy pâtisserie du quartier où vous attendrons pains au chocolat, croissants et autres viennoiseries dignes de très bonnes boulangeries françaises (si vous tendez l’oreille vous entendrez même la vendeuse vous lancer des charmants contractuels petits « voilà », « merci », « au revoir ».)

Commandez – vous ensuite un bon expresso au comptoir du Tub Espressobar, un café-mobile qui fait halte chaque semaine au marché local.

Enfin, jetez-vous négligemment dans l’herbe verte d’un grand parc et fermez les yeux. Sentez-vous cet air frais qui parcourt votre visage ? Entendez-vous celui-ci…

🎶 Just a perfect day
Drink Sangria (or coffee) in the park 
[…] Oh it’s such a perfect day
I’m glad I spent it with you 🎶

Et votre samedi matin réussi, à quoi ressemble t’il ?