Des gazouillis au musée.

© Dresden, je t'aime.

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Ce matin là, dans l’atelier de restauration du musée d’ethnologie de Dresde, la scène était plutôt inhabituelle.

Entre deux gazouillis, la médiatrice culturelle présentait des trésors de l’architecture ottomane à une dizaine de nourrissons, la plupart recroquevillés sur leur mère tels des bébés kangourous.

Deux bénévoles accompagnaient le groupe et récupéraient discrètement les dissidents (« les 4 pattes ») afin que leurs parents profitent pleinement du moment.

Cette visite s’inscrivait dans le cadre d’un programme remarquable intitulé « Père, Mère, Art. Et Enfant ! Pause artistique pour les jeunes parents » (Mutter, Vater, Kunst. Und Kind ! Kunstpause für Junge Eltern) proposé par les Amis des Collections Nationales de Dresde (SKD)

Ce que j’aime dans cette initiative :

> elle est inscrite dans la durée : le rendez-vous est donné tous les premiers jeudis du mois, de 10h30 à 11h45 ;

> elle est l’occasion de découvrir chaque fois un nouveau musée parmi les 14 appartenant aux SKD ;

> elle est dédiée aux enfants de moins de 1 an (ce qui n’est pas souvent le cas lorsqu’il s’agit d’activités culturelles);

> elle permet aux parents d’aller au musée sans avoir à se soucier de la garde de leur enfant ;

> elle permet de se sentir a l’aise au musée avec son bébé (une petite angoisse subsiste quand même lorsque votre bébé régurgite à quelques centimètres d’une boiserie centenaire ayant appartenu à un intérieur traditionnel de Damas…) ;

> elle est un vecteur de lien social ;

> elle est gratuite. (mais l’accès au musée est payant)

Je vous invite à consulter la page des SKD dédiée à ce projet. Vous y trouverez notamment le calendrier des prochaines rencontres.

L’OSTRALE, centre & événement d’art contemporain à Dresde.

© Dresden, je t'aime.

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Mercredi dernier nous visitions une partie de l’exposition internationale d’art contemporain de Dresde, l’Ostrale.

Avec son titre Handle with care (A manipuler avec soin) cette neuvième édition est un véritable un plaidoyer pour la planète.

L’Ostrale de Dresde est une plateforme indépendante où artistes émergents côtoient des artistes de renommée internationale. Sur un site de 20 000 m2, ce sont ainsi 200 artistes venus de 57 pays qui exposent leurs œuvres (arts plastiques, installations vidéos, photographie). Des performances et workshops sont aussi proposés sur toute la durée de l’événement.

Affiche de la 9ème édition de l'Ostrale © Ostrale / Dr. Martin Müller / Getty images

Affiche de la 9ème édition de l’Ostrale © Dr. Martin Müller / Getty images

Avant d’être une exposition, l’Ostrale de Dresde est un centre pour l’art contemporain installé dans des anciens abattoirs classés aux monuments historiques du fait de leur style architectural « Heimatstil » (ancré dans les traditions locales et régionales). Ils datent de 1910 et ont été construits sur un terrain de chasse (la chasse au cerf rouge que rappelle le logo du centre) ayant appartenu à Auguste le Fort, Prince électeur de Saxe. Le centre d’art a gardé des liens étroits avec ses racines puisqu’il tire son nom « Ostrale » de « Ostragehenge », le nom de ce territoire, classé patrimoine naturel .

Cette visite nous a été proposée par les Jeunes Amis des Collections Nationales de Dresde, association à laquelle j’ai récemment adhéré et dont je vous reparlerai très vite.

OSTRALE’ 015
Handle with care
10.07 – 27.09.15
Messering 8
01067 Dresden

C’est à vous ! Connaissiez-vous l’Ostrale ? Avez-vous visité l’exposition cette année ? les années précédentes ?

Vous avez dit…Asisi ?

Dresden, je t'aime.

Dresden, je t’aime.

Dresde a ses incontournables. Et les panoramas d’Asisi en font partie.

Pour les voir, il suffit de se rendre dans le quartier de Seidnitz/Dobritz où l’artiste a investi un ancien gazomètre. De forme circulaire ce réservoir servait autrefois à stocker du gaz produit en usine.

Les œuvres d’Asisi sont des fresques réalisées à 360° degrés. Elles rappellent de grandes heures de l’histoire ou proposent une immersion au cœur de paysages vertigineux. Elles sont le fruit d’un important travail de documentation associé à des pratiques artistiques telles la peinture, la photographie numérique et le dessin.

Chaque nouvelle exposition de l’artiste est un événement. En témoigne le succès de Dresden 1945. Tragédie et espoir d’une ville européenne réalisée en collaboration avec le Musée d’histoire militaire de Dresde. Quoi de plus naturels pour les Dresdois que de s’intéresser à l’histoire de leur ville ; une ville meurtrie, sacrifiée un soir de février 1945. L’occasion de rappeler que d’autres villes allemandes et européennes ont subi le même sort.

Sur une immense toile, la ville – tout du moins ce qu’il en reste – est tour à tour montrée de jour et de nuit. Une nuit à laquelle Asisi restitue toute son angoisse à travers un jeu de lumières et de sons du compositeur belge Eric Babak. Le travail de reconstitution est extrêmement précis et propose différentes lectures selon que l’on observe de plein pied ou depuis les différents étages de la plateforme panoramique.

Vous remarquerez peut-être ces deux perroquets qui survolent le champ de ruine. D’où viennent-il ? C’est cette question que j’ai posé sur mon compte twitter. La réponse qui m’a été indiquée se trouve dans cet article. Avec ces oiseaux, Asisi rappelle que le Zoo de Dresde est lui aussi tombé sous les bombes et que peu d’animaux ont survécu. La légende raconte que des lions, des zèbres et des girafes ont été aperçus errant dans la ville après les bombardements.

© Dresden, je t'aime.

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L’exposition s’achève sur un film dans lequel hommes et femmes racontent pour certains leur enfance dans les décombres, pour d’autres leurs efforts pour reconstruire leur ville. Le concept d’urbanisme d’après-guerre est également remis en cause dans ce document.

Si vous vivez en France et que ces panoramas vous intéressent, sachez que le Panorama XXL, ouvert en décembre 2014 à Rouen, est le seul lieu culturel à exposer en France les œuvres spectaculaires de Yadegar Asisi. En Allemagne c’est à Leipzig, Berlin et Pforzheim que vous pourrez les voir.

Dresden 1945 : Tragik und Hoffnung einer europäischen Stadt.
Jusqu’au 31 mai 2015
Panometer Dresden
Gasanstaltstraße 8b, 01237 Dresden

Logique de la pluie.

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Logique de la pluie est le titre de l’exposition présentée au Palais Japonais* jusqu’au 22 mars 2015.

Une exposition-événement puisqu’elle révèle l’existence d’un trésor de l’artisanat japonais retrouvé dans les réserves du Musée des Arts décoratifs de Dresde (Château de Pillnitz).

Agé de 125 ans ce trésor est constitué de 15 000 Katagami, des pochoirs de papier utilisés pour l’impression des motifs lors de la teinture des kimonos et des étoffes..

Les « Katagami » sont composés de 4 à 6 feuilles de papier issu d’écorces de mûriers collées les unes aux autres avec du jus de kaki fermenté. L’assemblage ainsi obtenu est ensuite minutieusement découpé à la main afin de faire naître les motifs qui seront imprimés sur les textiles.

Je vous propose de découvrir une démonstration de teinture au Katagami en suivant ce lien.

L’exposition présente pour la première fois une sélection de 140 Katagami autour d’un thème commun : les représentations de la pluie.

Pour faire un tour dans l’exposition, c’est ici.

Die Logik des Regens. (Logique de la pluie.)
Prolongée jusqu’au 22 mars 2015
Japanisches Palais, Dresde.

* Le Palais Japonnais appartient aux Collections Nationales de Dresde (Staatliche Kunstsammlungen Dresden) et abrite le musée d’ethnologie de Dresde.

Veni, vidi, vici.

Dresden, je t'aime.

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Cher lecteur,

Si comme moi tu as la bonne mauvaise idée d’amener ton enfant à l’exposition consacrée au duo de peintres romantiques Caspar David Friedrich et Johan Christian Dahl (norvégien) à l’Albertinum* de Dresde, il est possible que dix euros et dix minutes plus tard tu aies à quitter précipitamment les lieux. Car oui, ton enfant se sera certainement amusé à rompre le silence de la salle, un peu trop pesant à son goût.

Tu seras alors frustré de n’avoir pu mieux profiter de ces peintures et dessins (forêts, lacs, montagnes, clairs de lune, etc.) qui rendent un vibrant hommage aux beautés de la nature.

Tu auras appris à la va-vite que les deux peintres (Caspar David Friedrich et Johan Christian Dahl donc) s’étaient rencontrés à Dresde où ils avaient vécu et travaillé vingt années dans un atelier commun devenu lieu d’émergence de peintres romantiques. Et c’est tout.

Tu seras venu, tu auras vu mais c’est ton enfant qui aura…vaincu.

Dahl und Friedrich. Romantische Landschaften (Paysages romantiques)
Jusqu’au 3 mai 2015
Albertinum, Dresde. En partenariat avec le Musée national d’Oslo.

* Galerie des Maîtres Modernes appartenant aux Collections Nationales de Dresde (Staatliche Kunstsammlungen Dresden) et présentant des œuvres de l’époque du romantisme allemand à nos jours.


Lieber Leser,

Wenn du wie ich, die gute schlechte Idee hast, dein Kind zu der „Dahl und Friedrich“ Ausstellung im Albertinum* mitzunehmen, ist es möglich, dass 10 Euros und 10 Minuten später du das Museum rasch verlassen musst. Denn dein Kind wird ja wahrscheinlich viel Spaß gehabt haben, die Stille des Raumes zu unterbrechen.

Du wirst dann frustriert sein, diese Gemälde und Zeichnungen (Wälder, Seen, Berge, Mondlicht, usw.), die eine Hommage an die Schönheit der Natur würdigen, nicht genug genossen zu haben.

Du wirst schnell erfahren haben, dass die beiden Maler in Dresden sich kennengelernt haben, wo sie zwanzig Jahre lang in einer gemeinsamen Werkstatt gelebt und gearbeitet haben, die später zu einem Zentrum für die Entwicklung der romantischen Landschaftsmalerei werden wird. Und das war’s.

Du wirst gekommen sein, du wirst gesehen haben, aber dein Kind wird besiegt haben.

Dahl und Friedrich. Romantische Landschaften
Bis 3. Mai 2015
Albertinum in Dresden. Eine Ausstellung des Nasjonalmuseet, Norwegen und der Staatlichen Kunstsammlungen Dresden

* Galerie Neue Meister. Kunst von der Romantik bis zur Gegenwart.

Pelléas & Mélisande.

 Dresden, je t'aime.

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Il y a 15 jours, notre voisin, pianiste dans l’une des plus anciennes et prestigieuses formations européennes* (mais cela ne l’empêche pas de descendre ses poubelles), nous invitait au Semperoper pour une représentation de Pelléas et Mélisande.

Pelléas et Mélisande, c’est un opéra de Debussy sur un texte de Maeterlinck (écrivain belge) qui se déroule en 5 actes. C’est l’histoire d’un amour impossible…Pour la faire courte, Mélisande tombe amoureuse de Pelléas, son beau-frère. Golaud, le mari trompé découvre tout, tue Pelléas et Mélisande se meurt de chagrin.

Il nous aura fallu plus d’un an et notre rencontre avec Chris (le voisin-pianiste) pour oser franchir les portes de ce temple dédié à l’opéra et enfin faire partie des heureux spectateurs. Hasard du calendrier ou non, le chef d’orchestre était ce soir là un lyonnais (Marc Soustrot, invité pour l’occasion).

L’histoire du Semperoper est intimement liée à celle de la ville. Construit par Gottfried Semper entre 1838 et 1841, il a été détruit lors des bombardements du 13 février 1945. Ce n’est que 40 ans plus tard que les Dresdois ont retrouvé leur institution. Si vous avez l’occasion, n’hésitez pas à participer aux visites commentées qui sont régulièrement proposées.

* la Staatskapelle, orchestre du Semperoper dirigé par Christian Thielemann.

terra incognita.

Dresden, je t'aime.

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Il y a quelques jours j’assistais à une visite privée de l’exposition consacrée au dessinateur, graveur et graphiste Gerhardt Altenbourg* (1926 – 1989). 

Ce moment privilégié nous a été proposé par Daniela Günther, historienne de l’art et co-curatrice de l’exposition.

terra Altenbourg. Die Welt des Zeichners (Le Monde du dessinateur) est le titre de cette exposition présentée au Kupferstisch – Kabinett de Dresde ; Cabinet d’Estampes, de dessins et de photographies appartenant aux Collections Nationales de Dresde (Staatliche Kunstsammlungen Dresden)**.

L´exposition nous invite dans l’intimité de cet artiste prolifique, peintre de la DDR***, grand dessinateur dont l’oeuvre vive et colorée aura marqué le XXème siècle.

Ses livres d’artistes sont de véritables œuvres d’art. Altenbourg les a imaginés page par page comme un acte conceptuel. Au centre de l’exposition se trouve d’ailleurs l’un de ces livres, Dulce et Decorum**** un recueil de poèmes et d’aquarelles dans lequel il témoigne de son expérience de la guerre. 

Mieux que mes mots, découvrez l’exposition dans cette vidéo proposée par l’équipe du musée.

Un grand merci à Sybille pour cette invitation. Sybille, c’est une « wonderwoman » qui porte une belle initiative Dresden, place to be !, une association dont le but est de faciliter l’intégration des étrangers à Dresde par des échanges avec des familles dresdoises.

 

* dans les années Il emprunta son nom d´artiste à la ville d´Altenburg, ville de Thuringe, où il prit des cours de dessins et exerça une activité de journaliste et d’écrivain.

** l’un des plus anciens et importants complexes de musées au monde réunissant les collections des princes-électeurs saxons constituées au XVIe siècle.

*** il décédera accidentellement peu de temps après la chute du mur.

**** expression latine tirée d’une strophe des « Odes » du poète Horace. Dulce et decorum est pro patria mori , « Il est doux et glorieux de mourir pour sa patrie ».

« Dans l’antichambre du Dr. La Mort ».

Dresden, je t'aime.

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Ainsi titrait Das Bild (tabloïd allemand) en janvier dernier à l’ouverture de l’exposition-évènement Körperwelten, eine Herzenssache* à Dresde. Le Dr. La Mort n’est autre que Gunther von Hagens, un anatomiste allemand (et surtout un peu fou) qui a mis au point une technique de conservation post mortem des tissus humains : la plastination.

Voici d’ailleurs la recette de Gunther..
– Prenez un cadavre bien frais,
– Injectez du formol dans ses artères pour stopper sa décomposition,
– Enlevez sa peau, ses graisses et ses tissus conjonctifs. Dégagez ses structures anatomiques uniques,
– Plongez ensuite votre bonhomme dans un bain de solvant (de l’acétone c’est bien) pour extraire ses fluides corporels et ses graisses solubles,
– Remplacez ensuite l’acétone par un plastique réactif – par exemple un silicone bien caoutchouteux – dans lequel la préparation macèrera bien comme il faut,
– Sortez la chose, positionnez là comme vous voudrez (en respectant les bonnes moeurs bien évidemment) et durcissez-la avec du gaz, de la lumière ou de la chaleur selon le plastique que vous aurez utilisé,

Le tout vous aura pris près de 1500 heures de travail !

Il faut savoir que Gunther von Hagens « plastifie » un peu tout : les embryons, les hommes, les animaux (du poulpe à l’éléphant), les fruits, les légumes. Sachez que vous pouvez lui donner votre corps et si vous êtes chanceux, votre dépouille pourra même être exposée au quatre coins du monde (le site web dédiée aux donneurs : http://www.koerperspender.de …des fois que l’envie vous prendrait un soir de grisou)

Car Gunther Von Hagens, c’est avant tout un business qui marche, un empire : 2 instituts de plastination; l’un à Guben (ouvert au public), l’autre à Heidelberg, des expos dans le monde entier, un marchandising sans limites.

Chacune de ses expositions et de ses apparitions est très médiatisée. Car Gunther von Hagens brise avant tout un tabou : celui de la mort.

Et pour avoir travaillé 3 mois dans l’exposition de Dresde, je peux vous dire que la mort attire, fascine, que l’on soit jeune, vieux, que l’on ait inventé le fil à couper l’eau chaude ou non. Le nombre et les retours des visiteurs font en effet mentir les détracteurs.

Est-ce que Gunther von Hagens s’implantera un jour en France ? Cela me semble compliqué après l’interdiction de l’exposition Our Body, à corps ouvert (à l’initiative d’un autre scientifique) que certains d’entre vous avaient pu voir à Lyon à La Sucrière en 2008.

Pour ma part, même si je reconnais l’intérêt scientifique et l’apport pour la connaissance, quelque chose me gêne profondément dans la démarche; quelque chose qui aurait à voir avec le « repos » du mort. Donner en effet des corps en pâture (à Guben, vous pouvez assister « en direct » au retrait de la peau, des graisses…) ne m’apparait pas vraiment de l’ordre du respect.

 

 

 

 

* Le Monde des corps, une histoire de coeur

Nächste Haltestelle « Erich Kästner Museum »*

Dresden, je t'aime

© Dresden, je t’aime.

Depuis quelques jours, le Erich Kästner Museum n’est plus seulement pour moi cet arrêt de tramway situé sur Albertplatz mais aussi un musée dédié à l’auteur dresdois du 20ème siècle.

Ouvert en février 2000, ce micromusée a été conçu par l’architecte irlandais Ruairi O’brien selon un principe d’utilisation optimale des ressources. Ce concept, ainsi que le parcours de l’auteur vous sont d’ailleurs expliqués de vive voix par la sympathique équipe du musée.

Vous découvrirez 13 colonnes mobiles disposées dans une même pièce autour d’un noyau multimédia. Les tiroirs et rayons proposent un large choix de documents à consulter, selon un code couleur thématique :

vert Erich Kästner, un allemand en Saxe,
rouge Erich Kästner, le moraliste & critique de société,
jaune L’enfance, thème de prédilection,
bleu La place de l’auteur dans les médias.

La force de ce musée réside dans son ouverture à tous les publics, que l’on soit enfant, adulte, littéraire ou non. Vous vous sentirez bien, vous pourrez tout voir, tout toucher. Et s’il vous en prend l’envie, vous pourrez tranquillement flâner dans la librairie / café située à l’étage supérieur.

* Prochain arrêt « Erich Kästner Museum »

Coca Kolkhoze.

© Dresden, je t'aime.

© Dresden, je t’aime / Nicolas B.

Un musée dédié au communisme qui côtoie un Mcdo ça ne s’invente pas. Et pourtant, c’est à voir à Prague. Sur le site internet du musée, on peut d’ailleurs lire « il est situé au dessus du Mcdonalds. Et Lenin doit se retourner dans sa tombe ».

Passée la surprise de cette association étonnante et celle de rentrer dans l’appartement de votre grand-mère, vous conviendrez de la richesse du lieu. Beaucoup de textes, d’objets authentiques, d’iconographie pour une plongée dans la Tchécoslovaquie communiste, depuis le Coup de Prague en février 1948 jusqu’à la chute du Mur de Berlin en novembre 1989.

Sur sa terrasse, le musée propose également une exposition-dossier intitulée The Communist Kingdom of North Korea (Le Royaume communiste de Corée du Nord). Alarmant sur la situation du pays (violation des droits de l’homme, peuple qui meurt de faim…) cette exposition a été réalisée grâce à la collaboration de deux ONG. Elle reflète toute la difficulté de documenter la réalité d’un pays complètement isolé.

Vraiment ne passez pas à côté.